Le syndrome du choc toxique : tout ce qu'il faut savoir

Le syndrome du choc toxique : tout ce qu'il faut savoir

Le syndrome du choc toxique (SCT) reste peu connu, et pourtant il concerne potentiellement toutes les personnes qui utilisent des protections périodiques internes. Bien que rare (l'ANSES recense une vingtaine de cas notifiés chaque année en France), ce syndrome peut avoir des conséquences graves s'il n'est pas pris en charge rapidement. Cependant, rassurez-vous, il est largement évitable avec quelques gestes de prévention simples. Alors qu'est-ce que le syndrome du choc toxique exactement ? Quels sont les symptômes à surveiller ? Et surtout, comment l'éviter au quotidien ?

Qu'est-ce que le syndrome du choc toxique ?


Le syndrome du choc toxique (SCT) est une maladie infectieuse rare mais grave, provoquée par la libération d'une toxine bactérienne dans le sang. La toxine TSST-1 est produite par certaines bactéries, notamment le staphylocoque doré. Elle peut entraîner une chute rapide de la tension artérielle, des défaillances d'organes et, dans les cas les plus graves, l’amputation d’un membre ou le décès.

Quelles sont les causes du SCT ?

Le syndrome du choc toxique est souvent associé à l’utilisation prolongée d’une protection hygiénique interne, comme un tampon ou une coupe menstruelle, pendant les règles. En retenant le sang menstruel, la protection interne peut créer un environnement favorable à la multiplication de certaines bactéries présentes dans le vagin, notamment un type particulier de staphylocoque présent chez 4% des femmes. Si ces bactéries produisent la toxine TSST-1, celle-ci peut pénétrer dans la circulation sanguine et entraîner le SCT.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes du SCT apparaissent généralement de manière soudaine et peuvent être confondus avec ceux d'une grippe ou d'une intoxication alimentaire. Le SCT se manifeste généralement par :

  • Une forte fièvre 
  • Des douleurs musculaires et des maux de tête
  • Des nausées, vomissements ou diarrhées
  • Une éruption cutanée sur l’ensemble du corps ressemblant à un coup de soleil
  • Une baisse de tension artérielle 
  • Une desquamation au niveau des mains et des pieds (dernier symptôme qui arrive au bout de quelques jours)

Le tampon est-il plus dangereux qu'une autre protection hygiénique ?

Bien que le risque soit faible, c'est principalement l'utilisation des protections internes, comme les tampons ou les coupes menstruelles, qui est associée au SCT. Les deux types de protection présentent un niveau de risque similaire : ce n'est pas tant le type de protection qui compte, mais la durée pendant laquelle elle reste en place. Cependant, le tampon n'est pas plus dangereux qu'une autre protection s'il est utilisé dans de bonnes conditions. Rassurez-vous, si vous respectez ses conditions d’utilisation, vous pouvez continuer de mettre un tampon sereinement. Les protections externes (serviettes, culottes menstruelles) ne présentent quant à elles aucun risque de SCT.

Comment prévenir le syndrome du choc toxique ?

Pour réduire le risque de SCT, il est recommandé de :

  • Changer de tampon régulièrement : toutes les 4 à 6h maximum.
  • Choisir la bonne taille de tampon : un tampon inadapté à votre flux (trop absorbant par exemple) peut créer un environnement propice à la prolifération bactérienne. 
  • Stériliser correctement votre coupe menstruelle à chaque cycle et respecter ses conditions d'utilisation.
  • Éviter d'utiliser un tampon ou une cup la nuit afin de ne pas les garder trop longtemps : privilégiez plutôt une protection externe (serviette hygiénique ou culotte menstruelle)
  • Se laver les mains avant et après avoir utilisé un tampon ou une coupe menstruelle.
  • Consulter un médecin en urgence en cas de symptômes évoquant un SCT. 

 

Bon à savoir : chez Les Petites Choses, nos tampons sans applicateurs bénéficient de l'innovation brevetée Cotton Lock qui permet de limiter les résidus de fibres dans le vagin après utilisation et donc le risque de SCT.



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Idées reçues sur le syndrome du choc toxique

Le SCT fait l'objet de nombreuses idées reçues qui peuvent générer de l'anxiété inutile. Voici quelques clarifications :

 

"Si j'oublie mon tampon une journée, je vais faire un SCT." 

Faux. Le risque augmente avec la durée, mais un tampon gardé 8-10 heures par oubli ne provoque pas systématiquement un SCT. Cela dit, retirez-le dès que vous vous en rendez compte et surveillez l'apparition de symptômes dans les jours suivants.

“Le SCT arrive forcément si on garde un tampon trop longtemps.”

Faux. Le SCT nécessite plusieurs conditions : être porteuse du staphylocoque doré, que cette bactérie produise la toxine TSST-1, et que celle-ci passe dans le sang. Ce n'est donc pas automatique, même en cas d'utilisation prolongée.

“Si j'ai déjà eu un SCT, je ne peux plus jamais utiliser de tampons.”

Vrai et faux. Les femmes ayant déjà développé un SCT ont un risque accru de récidive et doivent généralement éviter les protections internes à vie. Parlez-en avec votre médecin pour trouver des alternatives adaptées.

“Les tampons bio éliminent le risque de SCT.”

Faux. Le bio réduit l'exposition aux substances chimiques, mais ne supprime pas le risque de SCT, qui est lié à la présence de bactéries et à la durée d'utilisation. Cependant, chez Les Petites Choses, notre technologie brevetée Cotton Lock limite les résidus de fibres, ce qui réduit le risque.

Qui est concerné par le SCT ?

Le syndrome du choc toxique (SCT) peut toucher toute personne utilisant des protections menstruelles internes et étant porteuse d'un staphylocoque doré au niveau vaginal (ce qui est malheureusement impossible à savoir en amont). Il est, cependant, plus fréquent chez les jeunes femmes. Attention, il est important de savoir que toutes les femmes porteuses du staphylocoque doré ne développent pas de SCT.

Bon à savoir : le SCT peut également survenir en dehors du contexte menstruel, notamment en cas de plaie infectée, de brûlure, d'infection cutanée ou après certaines interventions chirurgicales. Mais dans cet article, nous nous concentrons sur le SCT lié aux règles, qui représente la majorité des cas chez les femmes en âge de procréer.


Les 3 règles d’or pour éviter le SCT :

  • Respecter le timing : changer de protection interne toutes les 4 à 6 heures maximum.
  • Privilégier les protections externes la nuit (serviette ou culotte menstruelle).
  • Toujours se laver les mains avant et après l'insertion d'un tampon ou d'une coupe menstruelle.


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Que faire en cas de suspicion de SCT ?

Si vous présentez les symptômes suivants, même si certains d'entre eux peuvent sembler anodins, retirez votre protection hygiénique (tampon, éponge ou coupe menstruelle) immédiatement et rendez vous aux urgences rapidement :

  • Fièvre élevée 
  • Douleurs musculaires 
  • Maux de tête 
  • Nausées, vomissements, diarrhées 
  • Éruption cutanée ressemblant à un coup de soleil 
  • Vertiges, étourdissements 

 

N'attendez pas que les symptômes s'aggravent. Le SCT peut évoluer rapidement et devenir grave s'il n'est pas traité à temps. Le médecin pourra poser un diagnostic précis et vous prescrire un traitement adapté, qui comprend généralement une hospitalisation et une antibiothérapie par voie intraveineuse.

 

Bien que le SCT soit une maladie rare, il est important de connaître ses symptômes et ses facteurs de risque. En adoptant les bonnes pratiques d'hygiène, vous pouvez considérablement réduire les risques. L'essentiel est d'être à l'écoute de votre corps et de ne jamais minimiser des symptômes qui vous semblent inhabituels. Si vous avez le moindre doute pendant vos règles, n'hésitez pas à vous rendre aux urgences rapidement. Mieux vaut consulter pour rien que de passer à côté d'un SCT.

Chez Les Petites Choses, nous proposons des tampons bio certifiés avec une technologie brevetée limitant les résidus de fibres, pour vous protéger au maximum.


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Sources

Marie Mourot

Marie Mourot

Rédactrice web spécialisée dans les domaines de la maternité et de la petite enfance et consultante en stratégie éditoriale, j'accompagne depuis dix ans des marques engagées pour le bien-être des femmes et des enfants. Maman de trois garçons, j'ai traversé les bouleversements de la grossesse, les défis du post-partum et tous ces questionnements qui jalonnent le quotidien des femmes. Mon travail aux côtés de professionnels de la périnatalité a enrichi cette expérience personnelle et m'a permis de développer une approche éditoriale exigeante et humaine. Dans mes contenus, j'évite les raccourcis et les injonctions : je préfère la nuance et le respect du vécu de chacune. Ici, je vous propose des articles qui vous donnent des clés pour comprendre votre corps, faire des choix éclairés et vous autoriser à vivre votre féminité sans culpabilité.

Questions fréquentes

Non, le SCT est lié aux protections internes (tampons, coupes menstruelles). Les serviettes et culottes menstruelles, qui restent à l'extérieur du vagin, ne présentent aucun risque de SCT.

Les symptômes apparaissent généralement dans les 48 heures suivant le début de l'utilisation d'un tampon ou d'une coupe menstruelle, mais ils peuvent parfois se manifester plus rapidement. C'est pourquoi il est crucial de rester attentive aux signaux de votre corps.

Oui, malheureusement. Les femmes ayant déjà eu un SCT ont un risque de récidive plus élevé. Il leur est généralement fortement déconseillé d'utiliser à nouveau des protections internes. Parlez-en avec votre médecin.

Non, si le risque vous préoccupe beaucoup, vous pouvez tout à fait opter pour des protections externes, mais il n'y a aucune obligation. Le SCT reste extrêmement rare. En respectant les règles d'usage (changer toutes les 4-6h, éviter la nuit, se laver les mains), vous limitez considérablement le risque.

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Il n'existe pas de test de dépistage systématique pour le grand public. Environ 30 à 50 % de la population est porteuse du staphylocoque doré sans le savoir et sans que cela pose problème. Seule une petite fraction produit la toxine TSST-1.

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